MAGEO - Mise au gabarit européen de l’oise entre Compiègne et Creil

Les travaux

Les travaux relatifs au projet MAGEO se déroulent en différentes phases. Des études réalisées en phase avant-projet définiront les techniques les plus appropriées dans le respect de l’environnement.

Phase 1 : Les terrassements

Deux types de terrassements sont prévus : ce sont des opérations par lesquelles on adapte l’état naturel du terrain pour construire l’assise de l’infrastructure.

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Opération de dragage

1. Les terrassements relatifs au dragage
L’approfondissement du chenal de navigation de l’Oise se fait par dragage.
L’opération consiste à enlever du fond, le sable, le gravier ou la vase.
Le dragage fait l’objet d’études dont l’objectif est de concevoir un dragage respectueux de l’environnement. Ainsi, sa conception passe par de nombreuses analyses précises, qui détermineront, au stade prochain de l’avant-projet, les techniques de dragage les plus appropriées : dragages mécaniques, dragages hydrauliques ou dragages pneumatiques.
L’objectif est de limiter les impacts des opérations de dragage par l’utilisation de mesures appropriées en vue de protéger les zones particulièrement sensibles, de mesures préventives pour limiter la perturbation du milieu aquatique, mais aussi de mesures contrôles, réalisées régulièrement pendant les travaux, afin de détecter une éventuelle dégradation de la qualité de l’eau.

2. Les terrassements relatifs aux rescindements
Pour faciliter la navigation des bateaux, le nouveau tracé du chenal navigable de l’Oise induira ponctuellement des rescindements de berges. Les travaux consisteront en une opération de terrassement en berge, c’est-à-dire d’adaptation de l’état naturel du terrain pour construire le nouveau chenal de navigation.

Phase 2 : Le transport des sédiments de dragage

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En fonction de la localisation du chantier, des caractéristiques des matériaux dragués, le devenir des produits et les enjeux environnementaux, deux principaux modes de transport sont disponibles :

  • préférentiellement par voie d’eau : elle peut être utilisée pour des matériaux fluides ou denses ;
  • éventuellement par voie terrestre : le transport par camions est adapté pour des opérations de petite envergure ou si la destination finale des matériaux n’est pas en bordure de port. Il correspond le plus souvent à des matériaux denses.

Phase 3 : La gestion des sédiments et des matériaux extraits

Le traitement des sédiments et autres matériaux de dragage est strictement encadré par la réglementation définie par le code de l’environnement. Il sera étudié au stade de l’avant-projet.
Dans le cas du projet MAGEO, la majeure partie des matériaux devrait être valorisée sous la forme de remblaiement de carrières ou de gravières ou utilisée pour des besoins de VNF ou d’un autre maître d’ouvrage : par exemple, remblais ou chemins de halages, confortement des berges, etc. Une mise en site de dépôt temporaire pourrait être envisagée.

Pour le reste des matériaux, et selon leurs caractéristiques identifiées, 3 différents traitements seront étudiés :

  • le clapage (opération consistant à déverser en rivière les produits de dragage) ;
  • la valorisation ;
  • la mise en dépôt.

Durant les travaux : L’archéologie préventive

La conservation et la valorisation du patrimoine archéologique constituent un enjeu important des territoires. L’archéologie préventive, mission de service public, a pour objectif d’assurer la détection, la conservation ou la sauvegarde du patrimoine archéologique susceptible d’être concerné par le chantier. Le projet sera donc élaboré en étroite concertation avec les services déconcentrés de l’archéologie.

Quelles conséquences pour les riverains ?

La gestion d’un chantier est soumise à des modalités d’organisation très strictes. Le plan d’organisation du chantier prévoit des mesures destinées à protéger au mieux les riverains et les activités sur différentes thématiques :

  • protection contre le bruit ;
  • protection contre les fumées, poussières et gaz d’échappement ;
  • protection contre les vibrations ;
  • propreté des abords du chantier ;
  • gestion des déchets.

La nuisance sonore émise en phase chantier est temporaire. Cependant, le chantier sera conçu pour limiter ces nuisances temporaires par la mise en œuvre de mesures adaptées : horaires de chantier compatibles avec la vie locale, transport par voie d’eau privilégié, limitations de la circulation des engins sur les routes ...

En phase d’exploitation, l’augmentation du trafic des bateaux pourrait générer une source de bruit supplémentaire. Néanmoins, une étude acoustique a été engagée au stade de l’avant-projet. Elle permet d’établir un diagnostic de l’ambiance sonore par le biais de mesures de bruit sur le site, puis des modélisations des niveaux de bruit en fonction du trafic attendu.

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